Un procédé innovant et durable pour stimuler les défenses naturelles des plantes

La Technologie UV Boosting

Les plantes possèdent toutes dans leur patrimoine génétique des mécanismes de défenses permettant de répondre aux divers bio-agresseurs auxquels elles peuvent être exposées (champignons, bactéries, ravageurs, virus…).

La stimulation des défenses naturelles consiste à provoquer ces mécanismes naturels, avant l’apparition des bio-agresseurs.

La plante est ainsi plus résistante et cela permet de limiter la capacité du bioagresseur à causer des dégats.

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Exposition maîtrisée
aux flashs UV

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Production de composés de défense
suite à la stimulation UV

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La plante est désormais plus résistante
face aux agresseurs

« Le procédé innovant utilisé par UV Boosting ne ressemble à aucun autre procédé de stimulation des défenses existant. Il « prend les plantes par surprise » et potentialise les mécanismes de défense de manière exceptionnellement efficace vis-à-vis d’une très large gamme d’agresseurs. En raison de son mode d’action original, ce procédé se combine à toutes les autres solutions existantes de protection des plantes et permet de réduire drastiquement la dépendance aux fongicides. »

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Laurent Urban
Professeur d'agronomie et d'écophysiologie végétale à Avignon Université
Directeur de la Structure Fédérative de Recherche TERSYS

Un procédé propre, localisé et sans résidus

UV Boosting est la première solution efficace non chimique de stimulation de défenses des plantes. L’exposition maitrisée des cultures aux UV constitue un procédé physique propre, sans produit chimique pulvérisé sur les feuilles ou les fruits et donc sans résidu dans la plante ou les fruits. Il n’a pas d’impact néfaste sur la faune et la flore, ni sur les sols ou les nappes phréatiques.

Pas de délai de ré-entrée, ni de délai avant récolte !

Une cadence de traitement adaptable et personnalisable

Les traitements peuvent être espacés de 8 à 12 jours sans contrainte fixe et imposée. Les exploitants agricoles peuvent donc adapter facilement le traitement UV Boosting à leurs propres itinéraires techniques : il se met en place sans perdre de temps et sans modifier l’organisation du travail existante.

Une méthode rapide et économique grâce à un effet systémique

La stimulation exercée est systémique : l’exposition d’une partie seulement de la plante, par exemple du feuillage, permet d’activer les défenses pour l’ensemble de la plante.

Ceci permet une vitesse élevée de passage dans les rangs et donc un gain de temps.

Le traitement est facile à réaliser, il ne nécessite pas une application extrêmement précise pour apporter ses bénéfices.

Une solution adaptable sur les engins agricoles standards

UV Boosting développe une gamme d’équipements à destination des professionnels agricoles : le système de traitement des cultures par exposition aux UV s’adapte directement aux engins des exploitants.

Un large spectre d’action sur les maladies fongiques

La solution UV Boosting protège les plantes vis-à-vis d’un large spectre de bioagresseurs. Son spectre d’action permet d’économiser du temps et de l’argent avec un seul type de traitements pour plusieurs maladies fongiques comme l’Oïdium, le Mildiou, le Botrytis…ces résultats ont été testés par des instituts techniques et des producteurs sur plusieurs saisons.

Publications

Urban, L., Charles, F., de Miranda, M. R. A. & Aarrouf, J. Understanding the physiological effects of UV-C light and exploiting its agronomic potential before and after harvest. Plant Physiology and Biochemistry 105, 1–11 (2016).

Cette revue (en anglais) publiée en 2016 met en avant le potentiel de la lumière UV-C et de ses effets bénéfiques en agriculture, en faisant le point sur les recherches accomplies et les connaissances scientifiques. Beaucoup de recherches ont été menées sur les effets des UV-B sur les plantes mais peu de choses sont connues sur les UV-C et leur potentiel bénéfique pour les végétaux. La lumière UV-C émise par le soleil n’atteint pas la surface de la Terre car elle est filtrée par la couche d’ozone. Elle est connue pour ses propriétés antimicrobiennes et désinfectantes, pouvant provoquer des dégâts sur les organismes vivants, dont les plantes. Les auteurs décrivent les effets néfastes de hautes doses d’UV-C et les dégâts qu’ils peuvent provoquer au niveau des cellules végétales. Certains de ces effets négatifs peuvent être liés à la production directe ou indirecte de composés oxydants par les UV-C. L’apparition et la production de composés oxydants est également une réaction naturelle des plantes soumises à des stress affectant la photosynthèse (la transformation de l’énergie solaire en énergie chimique), qu’ils soient biotiques (bactéries et champignons) ou abiotiques (facteurs environnementaux comme une haute salinité du sol, des températures excessives, le manque d’eau, …)

La lumière UV-C, lorsqu’elle est utilisée à des doses ne provoquant pas de dégâts, peut avoir des effets bénéfiques sur les plantes en croissance et les fruits et légumes après récolte. La plante réagit à la lumière UV-C en produisant des composés qui peuvent la protéger d’une lumière excessive et de ses effets néfastes. Ces composés sont des antioxydants naturels tels que des composés phénoliques ou encore l’ascorbate (plus connue sous le nom de vitamine C). Des expositions contrôlées aux UV-C après récolte peuvent également ralentir la maturation des fruits et légumes et les protéger des bactéries et champignon ce qui rallonge leur durée de vie. Enfin, l’exposition de graines de laitues à des doses précises de lumière UV-C permet d’augmenter la tolérance au sel des jeunes laitues.

Les exemples des effets bénéfiques des UV-C sur la résistance aux pathogènes chez les plantes en croissance sont peu nombreux mais existent néanmoins. Les auteurs avancent l’hypothèse que les expositions aux UV-C peuvent être d’avantage développées pour améliorer la qualité des produits de l’agriculture et concluent sur le fait que plus de recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes de réponses aux UV-C chez les plantes.

Ouhibi, C., Attia, H., Nicot, P., Urban, L., Lachaâl, M. and Aarrouf, J. (2015), Effect of UV‐C Radiation on Resistance of Romaine Lettuce (Lactuca sativa L.) Against Botrytis cinerea and Sclerotinia minor. J Phytopathol, 163: 578-582. doi:10.1111/jph.12357

Cet article publié en 2014 décrit les effets d’une exposition aux UV-C chez la laitue coupée sur sa résistance à la pourriture grise (Botrytis cinerea) et la sclérotiniose (Sclerotinia minor). Après récolte, une exposition aux UV-C à une dose de 0,85 kJ/m² en une minute permet de diminuer significativement la taille des zones infectées 4 jours après l’inoculation des pathogènes. Suite à ces résultats, les auteurs analysent les conséquences des traitements et des infections sur différents paramètres de la feuille tels que la densité de la chlorophylle et des caroténoïdes dans les feuilles, la quantité de malondialdéhyde (MDA) et de peroxyde d’hydrogène (H2O2). La chlorophylle est le composé qui permet à la plante de capter l’énergie lumineuse pour la transformer en énergie chimique (photosynthèse) utilisable par la plante. Les caroténoïdes agissent en complément de la chlorophylle pour capter l’énergie lumineuse et protège également la plante des effets néfastes d’un excès de lumière. Le MDA et le H2O2 sont tous les deux des marqueurs d’un stress oxydatif, une réaction de la plante face aux stress, potentiellement destructrice pour les cellules si elle n’est pas contrôlée. Les auteurs montrent ainsi que les plantes traitées aux UV-C et inoculées avec des pathogènes possèdent plus de chlorophylle et de caroténoïdes, spécialement 24 heures après inoculation. Ils montrent également que ces plantes possèdent des valeurs basses des deux marqueurs de stress oxydatif comparées aux plantes inoculées et non traitées aux UV-C.